Chapitre 4:
Le lendemain, je me levai sans peine. J'étais impatiente de commencer cette nouvelle journée. J'aurais vraiment pensé que mon séjour -provisoire- allait être désastreux. Je vous accorde qu'il n'était pas rose mais franchement agréable. Pour l'instant du moins.
Lorsque je descendis pour aller prendre mon petit déjeuner, mon père n'était pas là. Encore. Je ne m'en fis pas en apercevant ce mot sur le frigidaire. Il était de mon père disant qu'il avait eu une urgence avec un client, problèmes de plomberie visiblement. Je haussai des épaules et me sortis un bol avec des céréales.
Ma journée se passa une nouvelle fois bien. J'avais rendu le livre à Phélie.
- Tu as été vite ! , s'était-elle étonnée.
- J'y ai consacré le maximum de mon temps. , avai-je lancé en haussant des épaules.
Elle n'avait pas répliqué. Mais ce livre était le pire roman e poésies que je n'avais jamais lu. Je n'avais pas tout compris mais je n'allais pas m'amuser à le relire pour les beaux yeux de mon nouveau professeur de francais. J'espérai qu'elle noterait moins durement pour ma part.
A l'heure du midi, j'avais lancé une oreille à moitié attentive à ce que disaient Kelsie et Phélie.
- Tu es au courant? Les Tokio Hotel sont revenus en Allemagne. , avait lancé Phélie à l'adresse de Kelsie d'un air badin.
- Oh. Il était temps. Quelle bande de prétentieux.
Je m'y étais donc interessée.
- C'est qui? , avai-je demandé.
Elles me regardèrent étrangement, choquées par ma question.
- Un groupe. , avait enfin lâché Phélie en balancant sa main vers l'arrière comme si ce "groupe" en question ne valait plus rien à ses yeux, comme si c'était du passé.
- Et? , avai-je insisté.
- Ils sont allemands et se sont faits connaître en France, donc ils ont un peu abandonné l'Allemagne. Sûrement que les francaises sont plus jolies que les allemandes. , s'était esclaffé Kelsie.
- Ils sont même connus au US. , renchérit Phélie en croquant dans un bout de sa carotte.
- Oh !
- Au fait, changement de sujet, tu veux sortir avec nous ce soir Crys?
- Non, j'ai...des choses, à faire. , avai-je lancé sans trop de conviction.
Je ne voulais pas qu'elles sachent que je faisais les corvées dans les cuisines de mon père qui était directeur de l'hôtel de plus prestigieux de tout Halle. Phélie m'aurait certainement étrippé en me lancant "Il aurait pu te donner un truc moins ingrat !" ou "la honte !" ou encore "Ton père est le directeur de l'hôtel cinq étoiles de la ville? Tu nous offriras des chambres un de ces quatres !". Or, je voulais qu'elle n'en sache rien. Intérêt personnel.
- Mais qu'est ce que tu peux bien faire aprés les cours? , s'étonna Phélie.
Je haussai des épaules mais n'en dis pas plus. Elle ne s'attarda pas sur cette conversation et reprit sur un autre sujet. Je soufflai de satisfaction.
Lorsque je passai le pas de l'hôtel, Head arriva sur moi sans que je ne m'y attende.
- Jim te demande, c'est urgent.
- Je viens d'arriver. , gémis-je
- Je sais. Tu auras droit de ne pas travailler demain soir si tu veux. Pour l'instant, file.
Je soupirai et partis ranger mes affaires chez moi pour me précipiter en cuisine. Jim se précipita vers moi d'un air affolé.
- Enfin tu es là !
- Qu'y a-t-il?
- Un client au 5ème étages demande que quelqu'un lui apporte une bouteille de champagne et des cacahuètes.
- Oh. Il prend l'appéritif? , ricanai-je
- Oui bon. Personne ne peut le faire, on est débordé aujourd'hui. Et ca fait dix minutes qu'il attend. Dépêche toi.
- Moi? Mais je ne sais pas aligner deux mots en publique ! , m'affolai-je
- Mais tu n'as pas à parler.
Je me résignai et Jim posa la commande du client dans mes petites mains. Je soupirai et me précipitai vers l'ascenceur. Lorsque j'arrivai au 5eme étage je me mis à chercher la chambre 511. Cela devait être la onzième porte. Je la trouvis et toquai. Le client, un homme vraisemblablement, me proposa de rentrer et de déposer le tout sur sa table de nuit. Il était dans sa salle de bains, en train de se laver. Je ne me fis pas prier et m'en allai rapidement. Je pris le couloirs précipitemment en me retournant une, deux fois puis BAM! me voilà encore affalée par terre. Mon coccyx souffrait ces temps. J'en voudrais toujours à mes deux jambes gauches de tenir aussi mal sur une surface plane, j'étais pourtant une personne avec beaucoup d'équilibre. Je portai ma main à ma tête et quelqu'un m'aida à me lever en s'excusant. C'était lui. Bien sûr, il avait fallut que je tombe sur lui; Ce beau visage d'ange. Mon dieu. Crys !
- Ce n'est rien. Pas de mal. , assurai-je sans trop le regarder.
- Oh vous, vous êtes la fille du restaurant.
- Pardon? , fis-je semblent de ne pas comprendre.
- Oui. Celle qui s'est pris le plat de pâtes sur la figure. , conclut-il un sourire en coin pendu sur ses lèvres.
- Oh. Vous étiez présent...
Je rougissais maintenant. Quel effet me faisait-il. Il s'en souvenait. La honte.
- Un peu que j'étais présent. Depuis deux jours vous me dévisagez et je ne sais pas pourquoi.
- Hum, vous aussi.
- C'est vrai. , déclara-t-il confus.
Plus personne ne parla et ne je comptais pas rompre le silence. Il passa sa main derrière ses cheveux et me sourit.
- Je devrais me racheter pour cet incident.
- Non. On oublit.
- Non, j'y tiens. Vous faites quoi ce soir?
- Je...
Non, ne lui dis pas que tu te tape la plonge !
- Je vois quelqu'un.
- Oh. Et demain?
Je me pincai les lèvres et réfléchis un instant. Mon père m'avait donné ma soirée du lendemain.
- Ca...pourrait se faire. , soufflai-je
J'étais certaine que j'allais perdre tous mes moyens le lendemain soir mais tant pis. Il allait certainement trouver un autre moment de toute manière. Plus vite ce serait fait, mieux ce serait. Je le vis esquisser un sourire.
- Alors à demain.
Je le vis s'éloigner et entendis une porte claquer. Je me retournai pour l'apercevoir une dernière fois mais il s'était bel et bien envolé. Je soupirai de soulagement et pris l'ascenceur pour retourner dans les cuisines. J'était béate de cette conversation. Mais je réalisai bien vite que je ne connaissais même pas son prénom, et ni lui le mien. Ca risquait d'être plus embarassant que ce que j'avais prévu.
Du lendemain, le temps s'annonca maussade. Des nuages faisaient leur apparition menacant de se transformer en pluie à tout moment. J'en conclus qu'il fallut que je resorte ma veste imperméable.
Lorsque je descendis les escaliers pour aller déjeuner, je vis mon père encore en tenue de jnuit.
- Bonjour. , soufflai-je
- Bonjour.
- Tu n'es pas encore au travail?
- Non. Pas d'urgence aujourd'hui.
- Ah. Euh papa, j'ai quelque chose de prévu ce soir, au fait.
- Et le travail? , se froissa-t-il
- Tu m'as donné ma soirée rappelle toi.
- Ah oui c'est vrai. Et tu vois qui?
- Une vague connaissance.
Je le vis froncer des sourcils. Je ne m'attardai donc pas sur son visage crispé et partis me chercher un bol où j'y versai du lait accompagné de céréales. Il ne dit rien de plus et se leva en soupirant.
- Je vais m'habiller.
Je fixais la boîte de céréales. Je ne répondis pas et il monta dans sa chambre.
Je m'en allai avant pour les cours qu'il ne redescende.
Puis j'arrivai à mon lycée. Phélie et Kelsie m'attendaient devant la grande porte du hall flanquée de Tyler et Riley. Harmonie n'était sûement pas encore arrivée.
- Salut Crys ! , me lanca Tyler.
- Salut.
Je fis la bise à mes quatre nouveaux amis.
- Alors Crys tu fais quoi ce soir? , me demanda Phélie.
- Pourquoi? , demandai-je
- On va au ciné avec la bande. , intervint Kelsie en me fixant.
- Oh. Désolée je...ne peux pas.
- Tu as décroché un job ou quoi? , lanca Kelsie ahurie.
Je haussai des épaules puis la cloche retentit me sauvant de leurs griffes de trainards. Je soupirai de soulagement, ce que personne ne remarqua, et nous nous rendîmes en cours d'histoire.
Lorsque je passai la cour pour me rendre à la cafétéria, quelqu'un m'aborda sans que je m'en eusse rendu compte. C'était Cédric, l'ex-petit ami de Kelsie. Il arborait un resplendissant sourire qui m'en arracha un à moi aussi.
- Tu veux bien me tenir compagnie ce midi?
- Non désolée. Je mange avec Kelsie et Phélie.
A l'entente de ce prénom je le vis frissonner. La rupture avait du mal se passer pour lui aussi. Cependant, avait-il des regrets? Il garda son sourire sctoché sur le visage.
- Une prochaine fois alors.
- Oui.
Je lui souris, d'un air crispé, mais il le prit bien. Il s'effaca derrière moi et je rejoignis Kelsie.
- Où est Phélie?
- Aux toilettes avec Harmonie.
- O.K. Dis moi, je sais que ce ne sont pas mes affaire mais, Cédric a bien pris votre rupture?
- Je n'en sais rien.
Je vis qu'elle avait une énorme boule dans la gorge donc je ne m'attardaipas sur cette conversation gênante. C'est elle qui reprit.
- Pourquoi cette question?
- Est-ce normal qu'il me court aprés? , demandai-je en froncant les sourcils
Elle eut un petit rire plein de rancune.
- Je ne lis pas en lui, malheureusement.
Ses derniers mots furent murmures. Elle ne reprit pas une deuxième fois, et Phélie arriva en compagnie d'Harmonie. Nous passâmes le petit escalier qui menait au selfe puis nous partîmes manger avec Riley et Tyler qui étaient déjà à leur dessert.
Hellow' !
Alors cette suite? Confrontation, qui est donc ce jeune homme? Dites moi tout. Bisous !/!\ Minimum un commentaire sur cet article pour être prévenue + un lien sur l'article "prévenue" /!\